Jour de la Terre au bureau

C’était Jour de la Terre au bureau aujourd’hui ! Dans mon milieu de travail, je tente, non pas d’imposer ma vision zéro déchet, bien que j’en parle quand on me pose des questions, mais de proposer de nouvelles idées quand on peut améliorer certaines de nos pratiques. Mais au moins, on recycle l’électronique et le matériel informatique. Aujourd’hui, comme chaque 22 avril, c’est le Jour de la Terre, et ce, comme depuis 4 ans maintenant, on recycle notre matériel usagé au Jour de la Terre.

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Jour de la Terre dans Ville-Marie

Cette année, nous sommes en progrès car j’avais juste une boîte à archives à recycler de matériel : deux claviers d’ordinateur, un connecteur USB, une guirlande de Noël, un casque audio, une bouilloire électrique et 3 toner d’encre. C’est un énorme progrès car les années précédentes, nous avions encore des ordinateurs et écrans. Nous avons fait donc un gros travail de désencombrement… bien que nous aurons à faire notre ménage d’été, car, en communication, on produit encore beaucoup de supports imprimés, même si nous avons beaucoup diminué les productions pour limiter les gaspillages et surplus.

Jour de la Terre

L’arrondissement Ville-Marie organise à cette occasion une collecte spéciale pour les entreprises du secteur. Nous pouvons déposer notre matériel gratuitement sans avoir à nous déplacer à l’écoquartier et devoir payer les frais reliés. L’organisme Allo la Terre récupère le matériel :

Le programme Allo la Terre vise à détourner de l’élimination les appareils électroniques désuets, leurs périphériques ainsi que les piles usagées qui sont jetés à la poubelle chaque année au Québec. Grâce à ce programme, il est possible de donner une deuxième vie aux appareils électroniques, de recycler les diverses composantes des appareils défectueux et d’éliminer de façon sécuritaire les matières dangereuses.

Au bureau, nous avons une boîte en carton « Jour de la Terre » dans laquelle nous déposons le matériel à recycler. On peut même en profiter pour ramener des rebus de la maison, si on n’avait pas encore prévu le passage à son écoquartier. Dès demain, la boîte vide reprendra sa place à côté du photocopieur en attendant d’être remplie d’ici le 22 avril 2016!

Et vous, avez-vous une politique de réduction des déchets, de recyclage au bureau? Avez-vous de bonnes idées à partager pour améliorer notre vie de bureau?

Des sacs à vrac faits maison

Passer au mode vrac et se diriger vers des courses zéro déchet demande un peu d’adaptation comme s’équiper en sacs à vrac. Ayant testé le vrac quand je vais à côté de la maison, je peux apporter mes contenants en dur directement, mais lorsque je vais au marché Jean-Talon, je reviens avec mon vrac dans des sacs en plastique… ce qui n’est pas l’idéal, soyons francs! À force de chercher sur Internet, de lire un peu partout sur différents blogues, j’étais convaincue qu’il me fallait MES sacs à vrac.

Conseils pour faire ses sacs à vrac

Je suis couturière à mes heures, j’ai donc une boîte pleine de restants de tissus. Alors, j’ai profité de ma fin de semaine pour me coudre quelques sacs à vrac de différents formats pour faire mon épicerie. Je garde tous mes restants de tissus – non par maniaquerie de conservation, mais que ces rechutes me sont fort utiles quand j’ai des cadeaux de naissance à faire pour des toutous, des toutouétiquettes ou autres. Et tant qu’à avoir des restants de tissus, autant me faire des sacs à vrac les plus « cute » de l’épicerie!

J’ai donc découpé et confectionné 7 sacs à vrac en coton léger, de différents formats pour différents usages. Je me suis inspirée de deux tutoriels en ligne :

  • celui de Clémentine mandarine pour la forme générale du sac et sur les finitions du gousset pour la fermeture;
  • celui-ci pour la finition intérieure plus jolie et plus finie des sacs;
  • j’ai ajouté non pas de la corde, mais des rubans (que j’avais en stock, récupéré de confiseries ou cadeaux), ce qui a l’avantage d’être plus léger, mais il va falloir voir à l’usage si c’est assez résistant.

Mes sacs pèsent en moyenne 20 g chacun. Et pour transporter le tout, je me suis fait un sac à courses très estival pour transporter mon vrac ou le contenu de mon panier de fruits et légumes hebdomadaire.

Et vous, quelle solution avez-vous adopté pour votre épicerie en vrac? Directement avec vos contenants en dur, avec des sacs à vrac ou un mélange des deux?

De l’huile d’olive en vrac de Grèce

Comment concilier épicerie zéro déchet et huile d’olive en vrac? Pour la provençale d’origine que je suis et qui a passé tant de temps en Grèce, l’huile d’olive est au cœur de mes habitudes de cuisine.

Nous consommons beaucoup d’huile d’olive au cours d’une année, car je cuisine exclusivement à l’huile d’olive. Ce qui fait que je produisais chaque année 4 à 5 bidons métalliques de 3 L que je ne pouvais par forcement recycler. Je pouvais les déposer à l’écocentre de Petite-Patrie, tout juste. Ainsi, dans cette volonté de réduire nos déchets et vue la consommation importante que nous en faisons – autant culinaire que cosmétique, mais j’y reviendrai – trouver de l’huile d’olive en vrac – et donc zéro déchet – de qualité, pas pour autant hors de prix, et si possible de Grèce – oui j’aime l’huile d’olive de Grèce, surprenant n’est-ce pas? – était une de mes priorités dans mes recherches et exploration.

Héritage Kalamata : de l’huile d’olive en vrac

Jusqu’à présent, j’achetais mon huile d’olive à l’épicerie italienne Milano sur St-Laurent ou à l’épicerie Aliments Merci au marché Jean-Talon. J’achetais des bidons de 3 L, trois ou quatre fois par an. Depuis peu, je cherchais donc une huile d’olive en vrac.

huile d'olive en vrac

Mais au détour d’une discussion dans un bazar du quartier sur Facebook, j’ai eu vent de cette petite boutique de Petite-Patrie : Héritage Kalamata.

Une oliveraie québécoise en Grèce. […] à Montréal, une boutique pour proposer cette huile et aussi les olives préparées par la petite équipe d’Héritage Kalamata. Nous avons créé un nouveau concept écologique et un développement durable. Une formule Écolo-Vrac pour le grand public

J’y suis alors allée avec un bidon que je venais de finir et que j’ai pu faire remplir avec une délicieuse huile grecque de Kalamáta, région du sud du Péloponnèse – la Messénie – réputée pour son huile d’olive fabriquée à partir de la variété Koronéïki. C’est de l’huile d’olive vierge, première pression à froid : sa couleur est d’un beau vert foncé et le goût m’enchante pleinement! Bref, je suis ravie, j’ai désormais de l’huile d’olive en vrac qui répond à tous mes critères, même celui de venir de Grèce! En plus, c’est tout près de la maison et dans mon secteur d’épicerie zéro déchet sans transport et à pied. Et cette huile s’appelle L’Écolo en plus et on peut aussi acheter en vrac avec ses propres contenants toute une variété d’olives agrémentées pour les apéros.

Il y en a bien près du métro Rosemont à l’épicerie Marché Station 54 – soulignons-le – mais elle est excessivement chère et il faut absolument en prendre dans le contenant original, soit une bouteille de 500 ml. À 14 $ les 500 mL, c’était : 1. pas économique, 2. mais qu’est-ce que je fais de tout juste 500 ml d’huile d’olive? Cependant, je tiens à souligner cette excellente initiative de l’épicerie, même si elle ne répondait pas à tous mes critères.

Héritage Kalamata
1129, rue Bélanger
Montréal (Québec)  H2S 1H6

Les Grecs à Montréal {Pointe-à-Callière}

Quelle ironie! Athènes et les Grecs me suivront toujours. Le musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, Pointe-à-Callière, présente depuis le mois de décembre 2014 une exposition unique sur la Grèce antique. Au travers de 5 000 ans d’histoire, le musée Pointe-à-Callière a monté une exposition qui présente quelques-unes des pièces les plus connues de la Grèce antique, en collaboration avec le Musée canadien de l’histoire à Gatineau, le Field Museum à Chicago et le National Geographic Museum à Washington – musées qui accueilleront l’exposition par la suite. Plus de 500 objets ont été rassemblés. Ce qui a mené cette exposition au rang d’exclusivité mondiale, c’est parce que pour la première fois, le Ministère de la Culture, de l’Éducation et des Affaires religieuses de Grèce a autorisé la sortie de certains vestiges.

Les-Grecs

Les Grecs, d’Agamemnon à Alexandre

L’exposition Les Grecs commence le récit de ces 5 000 ans d’histoire dans les Cyclades avec ces magnifiques idoles cycladiques que j’affectionne particulièrement. Combien de fois ai-je pu les admirer au Musée Bénaki ou à la Fondation Goulandris? Ensuite, le voyage remonte vers la Crète et la période minoenne, avec la légende du labyrinthe et du Minotaure, sa civilisation autour du culte du taureau, ces cités-états qui ont occupé toute l’île de Crète et au loin, un lien vers la légende de l’Atlantide, sur laquelle Pierre Vidal-Naquet a tant écrit. Ensuite, l’histoire se transpose dans le nord du Péloponnèse, à l’âge du fer et l’époque mycénienne avec les récits homériques de la Guerre de Troie, pour se poursuivre avec l’époque archaïque, classique puis hellénistique et finir ce voyage en Macédoine, terre d’Alexandre le Grand.

Ce voyage en terres hellènes est long, les raccourcis pouvaient être faciles, l’approche était ardue, mais le résultat est tout simplement réussi. Je ne cacherai pas que j’ai eu l’agréable surprise de revoir quelques-unes de mes œuvres préférées, ici du Musée national archéologique d’Athènes qui m’a tout de même occupée près de 5 ans, tout au long de ma thèse ou du Musée de l’Acropole, ou du Musée archéologique de Thessalonique. La visite a eu comme des airs de nostalgie, d’émotions et a ravivé de beaux souvenirs de quasi six belles années hellènes.

J’ai eu l’occasion de voir deux fois l’exposition, dont la première fois avec Éloïse qui du haut de ses pas 2 ans et demi, a été assez curieuse. Bien évidemment, les représentations animalières ont été plus faciles d’approche, mais les fac-similés de strigiles ont retenu toute son attention. Elle s’est longuement amusée à mimer les athlètes après les entraînements dans le gymnase qui se raclaient le sable collé sur leur peau. Pareil, elle a aussi beaucoup observé les statues des korai, notamment celles où les traces de peintures – polychromes – étaient toujours présentes. Elle qui à ce moment-là était, en plein dans sa phase j’apprends les couleurs, était ravie. Je ne savais pas comment je pourrais aborder l’exposition avec une bambine, mais finalement la visite était parfaite. Donc l’exposition Les Grecs, avec une deuzansetdemi c’est tout à fait possible!

                            Les Grecs - Idôle cycladique   Les Grecs - Korè

Je ne cache pas que lors de l’annonce de la venue de cette exposition Les Grecs, j’étais quelque peu dubitative et curieuse de voir comment 5 000 ans d’histoire pourraient être retracés et présentés sans trop de raccourcis. La surprise a été des plus agréables. Certes, l’approche n’est pas exhaustive et demeure grand public, mais comment rendre la culture accessible à tous si nous gardons des discours d’universitaires ou d’archéologues? L’exposition est une belle réussite au point de vue didactique, muséographique et autant par la qualité des œuvres présentées.

Musée Pointe-à-Callière {jusqu’au 26 avril 2015}
50, place Royale
Angle de la Commune
Montréal (Québec) H2Y 3Y5

Photo 1 : Figurine en marbre trouvée à Amorgos. Vers 2800-2300 avant notre ère, Musée national archéologique d’Athènes. // Photo 2 : Koré grecque en marbre de Paros. Acropole d’Athènes, 520-510 avant notre ère, Musée de l’Acropole, Athènes. © Ministère de la Culture et des Sports de la Grèce. Fonds des recettes archéologiques. Source : Médias Pointe-à-Callière.

Béa Johnson en conférence {Montréal}

Béa Johnson en conférence à Montréal {le 24 mars dernier} : c’était une date à ne pas manquer! Deux semaines se sont écoulées depuis, durant lesquelles j’ai pris le temps de digérer tout ce que j’ai pu y entendre. Quand un ami m’a prévenue de la venue de Béa Johnson pour une conférence, je n’ai pas hésité longtemps, j’ai réservé ma place dans les minutes qui ont suivi. J’avoue que je n’y allais pas tant pour en apprendre davantage, mais plus par curiosité.

J’ai lu le livre Zéro déchet il y a déjà un an, et j’y ai puisé beaucoup d’idées pour mon désencombrement. Cependant, j’étais curieuse de l’écouter en parler en dehors du hors contexte des propos coupés, montés comme lors de son passage l’an dernier à l’émission Tout le monde en parle. J’en suis repartie avec l’image d’une femme inspirante qui réfléchit à chacun de ses actes dans son mode de vie zéro déchet.

Béa Johnson en conférence

Béa Johnson en conférence : de l’authenticité

Ce qui m’a le plus surprise de Béa Johnson durant la conférence, c’est son authenticité, ses réponses naturelles, sans détour aucun et pleines de bon sens. Sa conférence a été relativement courte (20 minutes) et résumait l’essentiel de son livre. Les échanges se sont faits sous forme de groupes de discussions tournants – les gens étaient invités à prendre part aux discussions sur scène – et ont été bien plus instructifs.

Le public présent était d’avance conquis à la cause et la salle était pleine. Mais il était intéressant d’entendre toutes les sortes de publics : du novice, du débutant ou de l’expert, en passant par les entrepreneuses qui désirent partir une épicerie zéro déchet bio à Montréal. J’ai aimé sa logique en matière d’éducation quand elle expliquait à une maman qui a décidé de bannir Halloween de son calendrier car elle ne savait pas comment faire face à la multiplication induite des quantités de bonbons distribués. L’approche de Béa Johnson était bien plus simple, et absolument pas dogmatique ou rigoriste : ses enfants célèbrent Halloween comme tout enfant d’Amérique du Nord, sauf que… Sauf qu’ils n’ont le droit de ramener à la maison pas plus de 10 bonbons dans un emballage non recyclage ou compostable. Ils peuvent en ramasser autant qu’ils le désirent dans la soirée, mais seulement dix d’entre eux pourront revenir dans le butin final. Cependant, si les enfants ramènent des bonbons en vrac ou dans des emballages recyclables ou compostables, ils peuvent en ramener autant qu’ils le souhaitent. Ainsi, elle a trouvé une méthode pour que ses enfants réfléchissent et posent des petits gestes choisis pour avoir un butin le plus gargantuesque possible, comme chaque enfant cette nuit-là de l’année! Je trouve le raisonnement implacable pour inciter les enfants et les conscientiser à cette approche, tout en ne brimant pas les traditions.

Comme elle le rappelle tout au long de son livre et dans sa conférence, elle ne cherche pas à ce que sa famille vive en marge de la société. Elle veut vivre comme tout le monde, juste en produisant moins de déchet. C’est ainsi que la console de jeux est autorisée à la maison, mais achetée de seconde main, etc., et qu’ainsi, ses enfants peuvent aussi passer des après-midi jeux entre copains.

De même, c’est avec beaucoup d’humour qu’elle a répondu à une maman qui s’inquiétait de voir son fils troquer ses biscuits maison contre des yaourts à boire le midi au moment du lunch, car ces derniers sont proscrits de la maison, car ils sont source de déchets. Béa Johnson lui a répondu qu’au contraire, son fils était doué et s’initiait à l’économie de partage!

Apprendre à désencombrer

De Béa Johnson en conférence ou de Béa Johnson en lecture, ce que j’ai le plus aimé, c’est le concept du désencombrement. Peut-être parce qu’après une vie recommencée avec deux valises en Grèce, un déménagement transatlantique dans 3 m³ et deux déménagements dans Montréal, nous privilégions de plus en plus l’essentiel. Ainsi, elle et son mari incitent leurs enfants à faire le tri dans leurs jouets pour qu’ils se débarrassent ou revendent les jeux avec lesquels ils ne jouent plus. Ainsi, les jouets de ses deux garçons ne sont pas totalement grano! Au contraire, elle préconise les jouets de qualité qui vieillissent bien au gré des années et qui peuvent se revendre. Ainsi, les Légo® et Playmobil® ont pu être revendus en fin de cycle de jeu pour acheter des jeux pour les consoles vidéo! C’est encore une belle manière d’apprendre à passer au suivant pour combler aussi ses envies de renouvellement.

Refuser. Réduire. Réutiliser. Recycler. Composter les Restes.

L’idée du zéro déchet repose sur une réflexion globale dite des 5 R. Le désencombrement y trouve pleinement sa place et de manière raisonnée.

Une conférence zéro déchet?

Comme je m’y attendais, je n’y ai rien appris de plus. Je n’avais pas forcément besoin de cette conférence pour venir y chercher une bouffée de positivisme ou d’encouragement, car j’ai décidé d’avancer à mon notre rythme, mais d’avancer tout court, sans me comparer aux autres. Mais j’avoue, avoir été charmée par Béa Johnson et surtout par la justesse de son approche très éducative, autant pour les enfants que les adultes. Je dirais même que ce que j’en retiens, c’est qu’elle a trouvé une réponse à chacune de ses interrogations sans que son mode de vie soit une contrainte. C’est donc la simplicité dans sa réflexion qui me plait.

J’en retiens tout de même avec un petit sourire en coin une observation faite sur place. J’ai souris intérieurement en arrivant quand, à l’accueil des participants, les organisateurs prenaient nos noms sur des tablettes – au lieu de listes imprimées (mes objectifs, changer quelques habitudes à la job!) – versus les participants qui arrivaient pour beaucoup avec leur billet électronique imprimé alors qu’ils avaient leur téléphone intelligent à la main et que donc : 1. leur billet était accessible dans leur courriel, 2. le billet est disponible directement dans l’application Eventbrite. Au moins, j’ai quand même observé que certains ont pris leurs notes sur le dit billet (réutiliser) ou sur leur téléphone!

Donc de Béa Johnson en conférence, j’en retiens que le zéro déchet, c’est plein de petites habitudes à changer chaque jour, mais n’oublions pas que chaque pas compte et que chacun avance à son propre rythme! Dans mes prochains articles, vous allez pouvoir m’accompagner tout au long du processus de désencombrement de la maison et de mes changements d’habitude dans chacune des pièces de la maison. À suivre…

Pour aller plus loin

Enfin, écoutez ou réécoutez l’entrevue de Béa Johnson dans l’émission du 24 mars de l’émission radio Montréal par la racine sur CIBL, ainsi que les discussions avec plusieurs blogueuses et adeptes du zéro déchet au Québec.

Chocolats zéro déchet pour Pâques

Des chocolats zéro déchet, c’est tout une aventure. Et avec Pâques qui arrive à grand pas vous vous demandez comment succomber à la dégustation de chocolat sans produire trop de déchet? Comme pour toutes les fêtes, les emballages peuvent prendre facilement le dessus. Je n’ai pas encore introduit la règle du minimum d’emballage pour les cadeaux qui rentrent à la maison, mais pourquoi ne pas y réfléchir? Une amie a bien imposé comme règle : cadeaux de deuxième main pour son fils et je commence à m’en inspirer… Mais là, je m’égare.

Des chocolats zéro déchet : est-ce possible?

Charlotte, du blog Sortir les poubelles raconte récemment comment le chocolat zéro déchet est un dilemme. Elle a finalement accepté de jeter son dévolu sur du chocolat dans une fine pellicule d’aluminium et de carton. Le dilemme qui résiste aussi est celui du chocolat équitable et/ou biologique ou non? Parfois, il faut savoir faire des concessions dans ce processus et cela peut prendre du temps avant d’arriver au résultat idéal : le chocolat ne fait pas encore partie de mes batailles de têtes, j’en suis trop gourmande.

Pour ma part, je prends encore celui qui produit le moins de déchet, comme Charlotte, pour mes fringales du soir avec mon thé. Cependant, trois à quatre fois dans l’année, j’aime me gâter avec de bons chocolats. Et j’en ai mangé des chocolats dans ma vie, de très bons… mais, force est de constater que j’ai jeté mon dévolu sur une petite production artisanale montréalaise : Les mains sucrées.

Les mains sucrées : des chocolats zéro déchet

Je connais les productions d’Isabelle, les petites mains qui se cachent derrière Les mains sucrées, depuis quatre ans. Et depuis, c’est à Isabelle que je confie les productions de chocolats pour des évènements spéciaux – comme surprendre mon chéri avec un panier de chocolats (ou que je le surprendrais avec un futur panier de chocolats zéro déchet) au bureau pour sa fête! Bref, je suis nous sommes vendus aux créations d’Isabelle.

Déjà depuis quelque temps, elle ne livrait plus mes commandes de chocolats dans ses boîtes, mais dans un ziplock, car je n’avais pas l’utilité des boîtes cadeaux et que j’en commandais toujours plus que le contenu prévu pour 10 chocolats. Pour Pâques, j’ai décidé de la challenger davantage – enfin challenger est un bien grand mot quand en un échange de messages, elle acceptait le plus naturellement du monde de répondre à mes demandes d’arrangements raisonnables.

Bref, cette semaine, elle est venue au bureau me livrer mes premiers chocolats zéro déchet (ainsi que toutes les commandes du bureau, car tout mon bureau est conquis). Ceux-ci sont arrivés dans une boîte réutilisable à elle et, je les directement ai transvasés dans mon pot Masson.

chocolats zéro déchet

Et voilà comment Les mains sucrées m’a aidée à avoir mes chocolats zéro déchet pour Pâques! Le chocolat n’est peut-être pas équitable tout le temps, mais tout est fait et produit à Montréal, et livré en transports en commun. Beaucoup de valeurs importantes à mes yeux sont réunies dans cette équation, assez pour m’y fidéliser! Donc, sachez maintenant que vous pouvez adapter vos commandes avec Isabelle pour des chocolats zéro déchet ou toute autre création de son cru.

Un très grand merci à Isabelle encore! Je vous invite vraiment à parcourir son portfolio. Parce que non seulement elle est une excellente chocolatière, mais elle est aussi une divine artiste pâtissière.

Et maintenant, qui parmi vous aura la chance de goûter à ces chocolats? Surprise…