Mardi dernier nous avions donc rendez-vous avec le club photo au métro Place d’Armes pour une exploration du RÉSO à la découverte des artistes exposant dans le cadre d’Art souterrain en liaison avec la Nuit blanche 2010, qui s’est tenue le week-end dernier pour le Festival Montréal en Lumières.
Chacun à sa manière, nous étions une bonne quinzaine, nous avons tenté de figer certaines visions de ces lieux. Nous disposions de deux heures et demi pour rejoindre McGill depuis le Palais des Congrès avec interdiction de mettre le nez dehors. Et certaines connexions ne sont pas évidentes, ce que nous avions déjà expérimenté il y a trois semaines avec Benoît puisque nous avions suivi le même parcours en rentrant du Quartier chinois.
Comme mon #10 du Projet 52 le résume, j’ai eu un coup de cœur pour l’exposition d’un jardin futuriste imaginaire de Marie-Catherine Grabherr qui présente un sous-bois fantastique fluorescent, un « rêvarium ». Son décor offre un support intéressant et original pour des macros de plantes sortant de l’ordinaire. Moi qui ne suis pas attirée par ce type de photographie, je me suis laissée prendre au plaisir de m’y essayer !

Cependant, mon autre coup de cœur est demeure tout de même l’architecture et le bâtiment du Palais des Congrès qui offrent des contrastes saisissant avec les vitres colorées. De jour, l’effet est sympa, mais de nuit c’est encore plus magique parce que la ville et les immeubles environnant se colorent depuis l’intérieur. Je me rends de plus en plus compte que je manque cruellement de recul avec mon 50 mm, qui est certes excellent, mais bon dans une ville comme Montréal, je n’arrive pas à tout faire rentrer comme je le voudrais… L’achat prochain d’une nouvelle lentille semble donc se profiler…


Quant au RÉSO souterrain, il offre une grande variété de lieux et d’architecture, où je crois que tout le monde a pu trouver une source d’inspiration. Pour ma part, je me suis bien amusée en post-traitement aussi !
PS: Je n’ai pas réussi à retrouver le nom de l’artiste de la première photo. Si quelqu’un le connait, je suis preneuse, histoire de lui rendre aussi un petit lien.
Mardi dernier, avec le club photo, c’était sortie dans le RÉSO – comprendre le réseau souterrain de Montréal qui s’étend tout de même sur une trentaine de kilomètres reliant différents points du centre ville – à la découverte des expositions d’artistes dans le cadre d’Art souterrain, avec la Nuit blanche qui s’est tenue le week-end dernier.

Durant deux heures, nous avons donc arpenté le RÉSO entre le Palais des Congrès et McGill. Un coup de cœur sur le travail de Marie-Catherine Grabherr qui proposait Espèce d’espace.
Espèce d’Espace est un sous-bois fantastique nous invitant à la rêverie. Les fleurs irradient de lumière, le sable fin est d’une blancheur immaculée, les animaux nous étonnent par leur attributs colorés… L’artiste recrée un espace naturel factice dont l’artificiel atteint son paroxysme, à tel point que l’on peut se demander si ce lieu surnaturel ne relève pas d’un cauchemar.
Ce « rêvarium » expérimental nous présente de nouvelles espèces de fleurs, qui, au lieu d’absorber la lumière pour se développer, nous la renvoie dans le noir, diffusant également des odeurs de synthèse. Par mutation génétique, même les animaux deviennent phosphorescents . Quant aux arbres, ils ont développé la faculté d’imiter le pelage des animaux sauvages pour nous rappeler les transformations qui s’opèrent à l’échelle de la planète . Nous rêvons de sable blanc ? Un jour, les océans pourraient bien nous régurgiter la lessive depuis longtemps déversée dans les rivières.
Espèce d’Espace interroge la place que tient la nature dans notre environnement urbain. La ville souterraine inspire t-elle un intérieur chaleureux par ses commerces invasifs, ses murs de marbre et de béton ? Aucune autre forme de vie ne semble avoir son droit d’existence. Même le peu de végétation y est artificielle. Quant à la nature dite « sauvage », elle est un mythe dans l’urbanisme. Après s’être acharné à imposer la cité à la nature, l’homme doit maintenant réadapter consciencieusement la nature à l’urbanisme proliférant.
#4 – Mais, il est où l’hiver ?
Mais alors, on nous a menti sur toute la ligne !!! Tout le monde nous disait, vous allez voir, fin janvier et février, vous allez avoir trois semaines de grand froid, des « bordées » de neige terrible, des tempêtes de neige interminable, un froid sibérien, de la glace, de la neige… Non, tout ce qu’on récolte depuis la pointe froide de fin janvier, c’est une fonte des neiges constante, des températures clémentes ne dépassant guère les -10°C, avec même des pointes à +5°C ! Non, mais sérieusement, il est où l’hiver ?
La très célèbre et néanmoins « sérieuse » marmotte avait annoncé il y a un mois que l’hiver durerait encore au moins six semaines. Il n’y a presque plus de « slush » ou neige fondue dans les rues, puisqu’il n’y a presque plus de neige. Les patinoires extérieures ferment et tout le monde voit le printemps à sa porte.
Alors, allons-nous avoir un retour d’hiver en mars ou avril ? Parce que là, bon, ça fait pas sérieux, on est un peu « dégouté » de ne pas avoir connu de véritable tempête de neige !! Nous, on en voulait, une, deux, trois si possible… Là, zéro, rien, tipota. Certes il a neigé sans interruption pendant cinq jours au premier janvier, mais depuis, à peine une quinzaine de centimètres qui ne tiennent plus la faute aux températures clémentes !
Pour une fois, j’aurais vraiment envie de croire l’article du Journal de Montréal – désolée, y a que ça à lire au restaurant durant mes pauses… parfois certains clients oublient ou laissent La Presse, ce qui me ravie alors davantage au regard du vide éditorial du Journal de Montréal, qui pourtant semble avoir un public étonnamment avide et nombreux. Bref, il paraitrait qu’il ne faut pas « rangez ses pelles » et que ce redoux n’est qu’un leurre de Dame nature.
Peut-être que la « Lettre ouverte à l’hiver » d’Une fille et la toile aura-t-elle des chances d’être entendue ?! Parce que oui, j’aurais moi aussi voulu ne plus en pouvoir de l’hiver à force d’avoir eu trop froid et trop de neige ! Il faut bien qu’adaptation à notre nouvel environnement se fasse. Allez, une dernière chance ce mois-ci…
Surprise ce lundi après-midi en rentrant du boulot… Pas mal de courrier dans la boite aux lettres dont une grande enveloppe estampillée « Consulat du Canada – Buffalo ». J’avais envoyé en janvier notre demande de résidence permanente au consulat pour lancer la dernière étape et celle-ci avait été reçue dans les derniers jours du mois, juste dans les temps.
Je ne m’attendais pas à recevoir l’accusé de réception d’ouverture du dossier aussi vite puisqu’il faut compter en moyenne 2 mois minimum. Et bien non, un mois plus tard, nous avons l’accusé de réception, accompagné des instructions pour la visite médicale qui jusqu’alors étaient toujours envoyées dans un courrier séparé quelques semaines après.
Il semblerait que les services d’immigrations tentent de faire des économies d’envoi de courrier en regroupant tout et aussi accélèrent la procédure… ce qui n’est pas pour nous déplaire ! Donc, il ne nous reste plus qu’à prendre rendez-vous chez le médecin, faire une radio et des analyses sanguines. Et peut-être qu’avant l’été, nous serons résidents permanents ! C’est donc l’ultime étape avant de recevoir la validation ! Ce qui nous arrangerait vraiment pour nos projets !
J’adore mon chat – le premier, Gatos {ndlr: j’adore aussi mon 2e chat !} Moi qui criait il y a encore quelques années, moi les chats, j’aime pas ça, c’est trop indépendant, j’en veux pas, j’aime pas ça… et bien me voilà avec deux. Par contre, s’il y a bien un truc qui me gonfle avec les chats, c’est les poils que l’on retrouve de partout sur le fauteuil, le canapé, les coussins… Et moi qui suis maniaque comme pas deux, ça avait parfois tendance à m’exaspérer.
Maintenant que le gros de l’installation est passé, on complète petit à petit par les achats non essentiels au départ, mais qui pourtant facilite le quotidien. C’est ainsi que toujours dans le super-magasin-des-supers-affaires-qui-tuent, près du marché Jean-Talon, nous sommes allés prospecter pour un aspirateur. En fait, le dit-magasin, publie à quasi tous les deux jours, ses promos dans trois pages du journal gratuit 24 Heures. Et comme il y en a toujours un qui traine au restaurant, j’y avais repéré quelques objets de notre convoitise.
Et au final, après avoir vérifier les premiers prix dans les autres magasin d’électroménagers et autres, nous avons porté notre dévolu sur un super-aspirateur-de-la-mort-qui-aspire ! Non seulement, il est sans sac et ça c’est quand même la classe, mais en plus le design n’est pas mal pour un aspirateur, mais SURTOUT, il est équipé d’une brosse spéciale « pour les poils d’animaux » ! Et en plus, ça fonctionne à merveille ! C’est génial et ça a révolutionné ma perception des poils de chats qui désormais ne m’enquiquinent plus !
Même s’il coûtait 89$ + Taxes, neuf, celui-ci en vaut neuf, 299$ sans les taxes (je rappelle que c’est du matériel de réusinage neur)… Je vous laisse calculer l’économie réalisée, sans compter que maintenant mon canapé ou mon fauteuil retrouve en un clin d’œil leur couleur originelle ! Bref, une étape de plus de franchie vers l’embourgeoisement qui guette la trentaine !
Et voilà, reprise d’un rythme normal et toujours dans la thématique des chinoiseries du nouvel an chinois, voici la 9e photo du projet 52.
