Le Musée archéologique de Thessalonique rassemble les découvertes effectuées dans la région de Macédoine. Le musée, tel qu’il existe aujourd’hui, a été constuit à la fin des années cinquante et ouvert au public en 1962 après quelques agrandissements en 1980. L’exposition s’étend sur deux niveaux : le sous-sol où sont présentés les périodes préhistoriques et de l’âge du fer et du bronze et le rez-de-chaussée, qui accueille les antiquités de l’époque géométrique à l’époque romaine.
Le parcours principal du rez-de-chaussé, s’étend en forme de deux fers à cheval inbriqué. Celui à l’extérieur présente la période de la naissance des cités, la Macédoine du VIIe s. av. J-C jusqu’à l’antiquité tardive et enfin, une dernière thématique autour de « Thessalonique, Métropole de Macédoine ». Le parcours intérieur est entièrement dédié à « L’or des Macédoniens ». Cette exposition renouvelée, date de la fin des années quatre-vingt-dix. À ce jour, ce musée est sûrement parmi ceux visitése en Grèce, un de ceux qui présente une véritable muséographie, pensée, rationalisée et didactique. J’ai beau avoir concentré mes cinq dernières années à comprendre l’histoire du Musée national archéologique d’Athènes, il n’empêche que les conservateurs du musée de Thessalonique ont largement mieux pris en compte les apports possibles d’une muséographie moderne. L’exposition est sûrement simplifiée et présente sûrement moins d’objets par type, mais l’évolution thématique n’en est que plus intéressante. Le premier parcours s’organise ainsi autour des thématiques que la vie domestique, l’armée, la maison, la beauté, les cultes, etc. tout en respectant un parcours en même temps chronologique. La muséographie est claire, moderne et m’a laissé une forte impression.

Suite du séjour en Macédoine. Première étape, Thessalonique, située sur le golfe de Thermaïque. La ville est ouverte sur la mer et s’étend sur les collines environnantes. Deuxième ville de Grèce avec seulement 364 000 habitants, la ville a une taille plus humaine qu’Athènes qui compte elle 3,8 millions d’habitants. Ville antique, fondée en 315 av. J-C par un des généraux et proches d’Alexandre, Cassandre et qui lui donna le nom de son épouse. Installée très tôt par les Romains sur la route vers Byzance/Istanbul/Constantinople, la ville devint rapidement un point névralgique du commerce.
Intégrée en 1912 au royaume de Grèce, la ville était extrêmement cosmopolite entre la communauté grecque, ottomane et juive, une des plus grandes communautés du continent européens. Elle fut d’ailleurs surnommée la « Jérusalem des Balkans ». La ville, qui compte plusieurs petits sites archéologiques dans son centre s’étend entre le front de mer et les flancs de montagnes. La Via Egnatia ou Odos Egnatia, l’ancienne voie romaine, traverse la ville de part en part. Au nord, s’étend sur les flancs, l’ancien quartier ottoman qui a conservé de nombreuses anciennes maisons d’époque ; sûrement l’endroit que nous avons le plus apprécié, après avoir fuis la frénésie du centre où la circulation y est assez désagréable. En même temps, c’est aussi le cas à Athènes au niveau des grands boulevards, car le front de mer et les rues qui en partent, c’est plutôt sympa, même si on ne s’y est pas attardé.
En se baladant dans les rues de Thessalonique, au hasard d’une rue, une enseigne de vétérinaire pour le moins des plus originales. Ah ce bon vieux Snoopy ! Incongru pas tant que ça, mais on a bien aimé, sûrement parce que Snoopy est un souvenir d’enfance !!

Voilà, les vacances sont finies, mais bien que courtes – une petite semaine – celles-ci furent de vraies vacances de repos et de décompression ! Le programme : partis d’Athènes samedi matin tôt pour se rendre à Asprovalta en Macédoine, où nous attendait Martin qui avait concocté à sa chère et tendre une petite fête surprise à l’occasion de leurs fiançailles.
Asprovalta, en Macédoine, c’est-à-dire en Grèce du Nord, à l’entrée du troisième pis de la Chalcidique, est une petite station balnéaire, loin des masses touristiques d’Attique, du Péloponnèse ou des Cyclades qui y pullulent durant l’été.
Après un trajet bien animé, après avoir récolté deux acolytes québécois (ils se reconnaîtront), tout juste arrivés de Paris et Lyon, nous avons pu rejoindre – non sans encombre relatif car la route est entrecoupée de nombreux travaux – notre destination, sous la pluie ! Au programme du week-end, fêter les tourtereaux et farniente sur la plage !
Quant à nous, notre programme fut bien chargé les trois jours restants, mais aussi surprenant que cela puisse paraître, il fut reposant [pour l'itinéraire- 1200 km - c'est ici] :
De vraies vacances en mode totalement off, ce qui ne fut pas sans nous déplaire ! Encore tous nos vœux aux amoureux et merci à Martin pour sa super organisation ! La suite du périple qui nous a permis de découvrir une nouvelle région de Grèce, en photos, juste après !
Voilà, après quelques jours de vacances bien méritées, le blog reprend vie peu à peu. Chose annoncée ici et promise là, voici enfin quelques photos de l’exposition du nouveau Musée de l’Acropole. L’exposition s’organise sur deux niveaux et présente pour une fois un large panel des objets découverts sur le site de l’Acropole, que ce soit les sculptures anciennement exposées dans l’ancien musée, mais pour une première fois des vases, objets en céramique, bronzes et terres cuites. Ainsi, les bronzes et terres cuites de l’Acropole qui étaient avant exposées au Musée national archéologique, sont désormais rassemblés dans ce nouvel édifice. Tout comme quelques exemplaires de sculptures de l’Acropole qui étaient au Musée national.
La muséographie est de manière générale très réussie, à part quelques exceptions, comme les maquettes de bâtiments pas toujours bien finies et qui ne proposent qu’une vision architecturale des monuments, mais seulement dans leur approche des volumes et non de l’ensemble : matériaux, couleurs des sculptures, tout cela n’apparaît pas. Des maquettes blanches ne sont pas très représentatives de la réalité des monuments. Comme la dernière maquette de l’exposition présentant l’état du site au XVe siècle, mais ne le signalant pas… De même, quelques cartels ne sont pas très bien placés et donc non lisibles. Cependant, malgré ces quelques points noirs – qui ceci dit sont vites énumérés – le reste de l’exposition a été réellement bien pensée.

Les sculptures sont exposées sur des socles individuels et l’on peut tourner tout autour et ainsi les observer sous tous les angles. Les caryatides qui étaient auparavant exposées derrière une vitre, sont accessibles sur la mezzanine dominant l’entrée de l’exposition et pareillement, on peut les admirer sous toutes les coutures.
L’été, la chaleur s’installe lourdement sur la ville et les rares coins de fraîcheur sont difficiles à trouver. Mais lorsque le jour baisse et que le soleil se couche sur l’horizon, l’air devient un peu plus respirable et ce n’est qu’en toute fin de journée (c’est-à-dire vers 20h) que les rues commencent à s’animer. Et les parcs deviennent alors des lieux de replis privilégiés en ces fin de journées.

C’est ainsi que les grands-pères (les Papou) se retrouvent au Pediou tou Areou (Champs de Mars) pour partager une bière et des partis de tavli… La vie athénienne prend ainsi l’été des airs de fleuve plus que tranquille, surtout lorsque seuls subsistent les rares athéniens n’ayant pas encore fui la ville.
Bavardages