C’est d’actualité et donc devant le Musée Pointe-à-Callière trône fièrement une réplique de moai, offerte en 1970 à la ville de Montréal et normalement installée dans le parc des Floralies au Parc Jean-Drapeau, près du pont de la Concorde. Histoire intéressante, puisqu’aujourd’hui l’originale a disparu et il n’en demeure que cette copie.
~~ Montréal, Pointe-à-Callière, 11 juillet 2010 ~~
À l’occasion de l’exposition Île de Pâques, du bout du monde, elle a pris place devant le musée. Je vous laisse le soin de mieux la découvrir sur place.
Ces jours-ci, c’est la grande vente de trottoir sur la Plaza Saint-Hubert et en bons riverains, on est allé faire un petit tour hier soir, entre deux orages pour écouter les concerts du Petit Medley et de la scène prévue à cette occasion. Malgré la pluie qui a rafraîchi la ville, il faisait encore un peu chaud et une touche de douceur nous faisait envie. Comme il n’y avait plus de place à l’abri au Petit Medley pour une bière, on est allé juste à côté, chez Mademoiselle Gabrielle, la crémerie de la Plaza.
Il y a peu de parfums de crème glacée, une petite vingtaine, mais les quatre testés ont été de véritables délices. Le menthe/chocolat est un régal de saveurs et de goûts ! Il y a juste deux tables dehors et une à l’intérieur, c’est petit, conviviale et en plus ultra sympa. La maison fait aussi des chocolats et justement on a eu droit à un petit aperçu pour la décoration de la glace. C’est sûr je reviendrai !
En plus, il est possible d’acheter des barquettes de 500 ml pour ramener chez soi pour 11$ (9$ les fois suivantes en ramenant le contenant). Moi, je dis vive le commerce de quartier ! Et pour ceux que ça peut intéresser, j’aime bien leur approche « nature » avec le petit autocollant discret sur l’entrée : « Bienvenue à l’allaitement ».
Donc, comme dès demain les températures remontent, voici une autre alternative pour combattre la chaleur.
Mademoiselle Gabrielle
6220. rue Saint-Hubert
Montréal (Québec)
Plaza Saint-Hubert, angle Bellechasse (métro Beaubien)
DU BOUT DU MONDE
L’ÎLE DE PÂQUES SUR L’ÎLE DE MONTRÉAL
Du 8 juin au 14 novembre 2010
Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal présente Île de Pâques, le grand voyage. Cette exposition internationale, la plus importante à être offerte ces dernières années à propos de l’île rassemblera plus de 200 objets provenant de précieuses collections d’une vingtaine de prêteurs européens et nord-américains. Les anciens Rapanui, qui s’installèrent sur l’île vers l’an 1000, ont en effet réalisé, en plus d’énormes et célèbres statues de pierre, des objets très diversifiés – dont des bois sculptés admirables et méconnus qui, comme d’autres pièces uniques, témoignent d’une créativité, d’une esthétique et d’une maîtrise technique absolument remarquables. Pour les Montréalais comme pour les touristes, cette exposition sera l’occasion parfaite de découvrir à Montréal même l’histoire et la culture d’un peuple qui reste le plus isolé de la planète : les terres habitées les plus proches sont distantes de 2100 à 3600 km.
On ne va pas parler du temps, tout le monde le sait, tous les blogs d’expatriés et autre en parlent, il fait chaud, Montréal connait ces jours-ci une forte canicule et ce n’est pas prêt de s’arrêter selon la météo. Alors pourquoi pas une idée fraîcheur pour changer des piscines et de la plage Jean-Drapeau, des centres d’achats ou des glaciers… une petite visite à Pointe-à-Callière pour découvrir l’exposition Île de Pâques, le grand voyage.
Le premier étage du musée d’archéologie et d’histoire de Montréal accueille jusqu’au 14 novembre une très belle exposition qui permet de découvrir la civilisation rapanui. L’exposition présente tous les aspects de la vie de ce peuple quasi-disparu : la vie quotidienne, l’organisation sociale et politique des « tribus » entre elles sur l’île, la vie cultuelle, au travers d’une présentation d’objets divers et de sculptures en bois peu connues par rapport aux célèbres moai de pierre.
La muséographie est bien pensée et vous fait faire le « tour de l’île » puisque l’îlot central reprend la forme de l’île de Pâques. Un point intéressant, c’est que l’on retrouve des caractéristiques propres à certains rites ou cultes dans de nombreuses civilisations. Je ne connais rien de l’archéologie et des cultures du Pacifique, mais on retrouve des habitudes connues dans les pratiques archaïques de la Grèce antique avec notamment la monumentalisation d’objets quotidiens comme des épingles « géantes » ou des parures géantes fort probablement à destination cultuelle.
Moi qui ne connait vraiment rien à ces cultures, j’ai appris énormément. Et j’ai commencé à me plonger dans la lecture du catalogue pour en apprendre encore plus. Et pour parfaire le tout, après les récits de voyages et de fouilles archéologiques en Syrie d’Agatha Christie, je me lance dans ceux de Thor Heyerdahl, Aku-Aku, le secret de l’île de Pâques, récit de son voyage de la première exploration archéologique de l’île en 1955.
Dans tous les cas, une bonne idée pour se mettre au frais durant le week-end !
Voilà, enfin depuis lundi nous avons retrouvé Internet ! Ouf ! Déménagement accompli et brillamment réussi mercredi dernier, malgré les trois heures et demi de retard des déménageurs, mais réussi en 1h40 top chrono !
Les cartons sont tous déballés, il ne me reste plus que les 10 cartons de livres (c’est-à-dire la moitié du stock envoyé d’Athènes) parce qu’il faut acheter de nouvelles bibliothèques pour les ranger.
On a vite pris nos marques dans ce nouveau chez nous tout à fait à notre goût et même plus. Sauf que j’ai eu une idée – de génie ? – question déco : je me suis dit que je mettrais finalement bien une touche de couleur dans le bureau et que ça serait sympa une couleur un peu acidulée sur un des murs, surtout celui qui va accueillir une partie des meubles blancs… parce que blanc sur blanc, c’est une peu fade.
Alors, dimanche, en sortant du boulot, direction Rona©, notre nouveau magasin préféré pour acheter peinture et tout le matériel, tout ça pour juste un mur. Et puis comme mon Chéri a eut une excellente idée pour aménager un recoin de la chambre qui serait sinon perdu, tant qu’à faire, on a acheté des planches, deux autres pots de peinture, histoire de me faire des étagères supplémentaires pour mes lectures du lit et aussi une « coiffeuse » perso pour ma collection de bijoux ! Donc, on bricole, on bricole, mais qu’est-ce que j’aime enfin pouvoir faire ce genre de choses ! Vivement qu’on ait un jour notre vrai chez nous, là, je sens que je vais vraiment m’amuser à faire la déco !
J’ai donc tout plein de traces de peinture, mais c’est pas grave !
Un thème déjà traité lors du #4 du projet : la Tour de Montréal au stade olympique. Cette fois-ci depuis le funiculaire qui rejoint le belvédère ! Un autre point de vue, plus original, j’espère avec les belles traces de la vitres !
~~ Montréal, Tour de Montréal depuis le funiculaire, 30 juin 2010 ~~
Après s’être creusée la tête sur la manière d’aborder mon sujet, après de nombreuses discussions avec mes collègues, en suivant leurs nombreux conseils, j’ai réussi à faire évoluer ce projet et à le rendre un peu plus vivant. Cela a demandé un peu de temps, cela va encore m’en demander un peu plus, mais je suis au final plutôt contente de ce premier résultat.
Je n’ai exposé que cinq photographies à la galerie Art Mûr. Le sujet me demande encore beaucoup de travail et je compte bien essayer de le poursuivre (en plus des nombreuses autres idées de sujets qui fleurissent dans ma tête).
Une « Petite Grèce » à Montréal
Laure Caillot / Montréal, avril 2010
Attachée à la culture hellène, pour autant de souvenirs personnels liés à plus de cinq de vie à Athènes, j’ai décidé de partir à la rencontre de celles et ceux qui ont quitté la Grèce pour venir tenter une nouvelle vie de l’autre côté de l’Atlantique.
Ce projet est à la fois un moyen pour moi d’entretenir un lien avec une tranche de vie qui m’a profondément marquée, mais aussi un moyen mettre en avant les traditions grecques conservées au-delà de l’expatriation. Car, de génération en génération, une langue, des traditions, des rituels, des habitudes, des goûts se transmettent, tout en prenant place dans une nouvelle culture.
Ainsi, malgré l’absence de reconnaissance de l’existence du quartier grec, on ne peut nier la présence d’une « Petite Grèce » dans le multiculturalisme ambiant de Montréal. C’est donc une première fenêtre entre-ouverte sur cette communauté que je vous propose, à l’occasion des fêtes de Pâques et des célébrations religieuses du Vendredi Saint ou de la célébration de la fête d’Indépendance, qui réunissent les Grecs de Montréal dans des valeurs et une mémoire communes.
La première série a été prise sur la rue Saint-Roch, en face de la boulangerie Afroditi, dans Parc-Extension, près de l’église orthodoxe de la Panaghia, au moment des processions du Vendredi Saint ou Megali Paraskevi, lorsque l’on sort les « reliques » symbolisant le saint suaire. La procession de l’église parcourt tout le quartier et est un rassemblement important des Grecs de toutes générations. J’ai ainsi pu constater que même les plus jeunes générations avaient conservé le grec moderne comme langue maternelle. J’ai réussi à agripper le regard de ce petit bonhomme juste à la lueur de sa bougie. Les conditions n’étaient pas évidente, entre la basse lumière et la foule, mais ce fut un premier exercice intéressant.
La deuxième série a été prise le 25 avril 2010, lors du défilé commémorant l’indépendance de la Grèce. Fêtée traditionnellement le 25 mars, je suppose que ce décalage à Montréal peut être imputé à l’hiver. C’est en tout cas l’occasion pour l’ensemble des associations grecques d’affirmer leur attachement à leur patrie d’origine dans un défilé bon enfant. Je n’ai pu demeurer insensible à cette petite mamie qui a tenu à défiler en marge de la manifestation officielle et qui malgré ses nombreux printemps, y mettait encore beaucoup d’énergie et d’acharnement à occuper une partie du bitume. Rien qu’elle avait fait mon bonheur lors de cette sortie photographique et constituait un sujet à elle seule !
Alors, bien modestement, voici donc la sélection finale. Vous êtes libre de ne pas aimer, c’est justement le principe de la photographie c’est qu’il en faut pour tous les goûts. Pour ma part, je dirais que je suis contente de cette première approche, en attendant de la poursuivre !
Une « Petite Grèce » à Montréal
Laure Caillot
Montréal, avril 2010
Attachée à la culture hellène, pour autant de souvenirs personnels liés à plus de cinq de vie à Athènes, j’ai décidé de partir à la rencontre de celles et ceux qui ont quitté la Grèce pour venir tenter une nouvelle vie de l’autre côté de l’Atlantique.
Ce projet est à la fois un moyen pour moi d’entretenir un lien avec une tranche de vie qui m’a profondément marquée, mais aussi un moyen mettre en avant les traditions grecques conservées au-delà de l’expatriation. Car, de génération en génération, une langue, des traditions, des rituels, des habitudes, des goûts se transmettent, tout en prenant place dans une nouvelle culture.
Ainsi, malgré l’absence de reconnaissance de l’existence du quartier grec, on ne peut nier la présence d’une « Petite Grèce » dans le multiculturalisme ambiant de Montréal. C’est donc une première fenêtre entre-ouverte sur cette communauté que je vous propose, à l’occasion des fêtes de Pâques et des célébrations religieuses du Vendredi Saint ou de la célébration de la fête d’Indépendance, qui réunissent les Grecs de Montréal dans des valeurs et une mémoire communes.
Bavardages