
Un très Joyeux Noël à tous depuis Montréal !
Mr. Pain d’épices a été photographié aux vitrines des Nouvelles galeries à Paris, le mois dernier. J’avoue ne pas être tombée sous le charme des animations, à l’exception de ce bonhomme !
Très Joyeux Noël !
Sur ce, nous, on file faire une bataille de boules de neige au parc ! Parce qu’autant avoir de la neige à Noël, autant en profiter !
Alors, comment se passe le décalage horaire de six heures avec la France (sept avec la Grèce) ? On nous avait prévenu : le jour de votre arrivée, ne sombrez pas, essayez de tenir le plus tard possible, cela vous évitera de vous réveillez trop tôt.
Rappelons que les deux semaines précédentes n’avaient pas été de tout repos, le week-end précédent le départ non plus et la vieille du départ encore moins, puisque nous n’arrivions pas à dormir à l’hôtel à Roissy et donc, nous avions à peine fermé l’œil 4h durant. Et bien, l’excitation de l’arrivée nous a permis de tenir jusqu’à 23h. Nous nous sommes écroulés comme des masses, mais nous avons dormi à notre plus grande surprise jusqu’à 8h30 !
Alors depuis, nous nous réveillons souvent vers la même heure, mais comme nous dormons relativement tôt – comparé à nos anciennes habitudes – nous avons largement nos 9h de sommeil ! Par contre, le soir, entre nos marches, visites, prospections et aussi le froid, nous luttons pour ne pas dormir à 22h ! Mais, il semblerait que notre horloge interne se règle, puisque ce soir, aucun signe de fatigue à l’heure dite ! C’est donc pas si pire comme gestion du décalage !
Et le septième jour… Non, ce n’est pas comme ça ! On ne s’est pas reposé le septième jour suivant notre arrivée à Montréal. En fait, nous sommes plutôt bien actifs.
Rappelez-vous, jeudi dernier, jour de grand froid, nous avons arpenté les rues pour trouver un appartement. Enfin, j’exagère. Nous avions trois rendez-vous pour des visites le matin, rendez-vous pris suite à des annonces lues sur internet. La première ne s’est pas avérée concluante, la seconde très encourageante et aurait sûrement remporté tous les suffrages (surface, tarifs, état, situation, etc.) et la dernière n’a jamais eu lieu, mais s’avérait peu intéressante car il semblait ne pas y avoir de place pour installer les laveuse-sécheuse, ce qui peut s’avérer très embêtant !
En fait, la troisième visite ne fut pas planifiée, puisque nous avons en sortant du 2e appartement, appliqué la technique du « promenons-nous dans le quartier à la recherche d’annonces sur les façades » ! Et une rue en dessous (à l’ouest plus précisément), au bout de trois minutes de marche, nous voyons une annonce. Et là, merci le nouveau cellulaire : appel immédiat : « Bonjour, on vous appelle pour l’annonce et on voudrait le visiter. Vous êtes là ? » / « Oui » / « Et bien, nous sommes devant chez vous ! »
Et voilà, comment en quinze minutes, nous avons trouvé notre bonheur après à peine deux heures de visites : prix (l’affaire à faire), situation (3 minutes du métro Jean-Talon), surface (4 1/2 avec une vraie chambre séparée), tranquilité, ensoleillement et état ! Donc depuis samedi, nous sommes les heureux locataires d’un appartement à prix bradé puisqu’il sera vendu au 1er juillet prochain. Nous devrons donc passer le printemps pour trouver un nouveau home sweet home et découvrir les joies du 1er juillet. En attendant, nous allons avoir un petit nid agréable pour les prochains mois !
Pour résumer, nous serons dans le quartier Rosemont-Petite Patrie (enfin à la jonction avec Villeray), dans le secteur du marché Jean-Talon, avec une piste cyclable qui passe devant l’immeuble, deux piscines à moins de 5 minutes (il devient grand temps que je reprenne le sport). Et voilà, ça c’est fait ! Ne reste plus qu’à l’aménager et le meubler en attendant que nos 2 m³ arrivent !
Avec la soutenance, je n’avais même pas eu le temps de décharger les photos prises à Paris il y a maintenant un mois. Encore merci à Kiki pour son accueil plus que chaleureux. Un week-end filles, ça fait du bien, surtout lorsque l’on assiste aussi à la soutenance d’une amie qui s’en est sortie plus que brillamment !
Au programme du week-end, peu de visites culturelles, surtout des bons moments avec des amies et la longue journée de soutenance. J’ai eu pourtant le temps de passer en arrivant un moment au Musée Albert-Kahn à Boulogne où travaille Kiki. En arrivant un peu avant la fin du jour, j’ai pu prendre le temps de me balader dans les jardins du musée.
Le jardin de 4 hectares fait partie des collections du musée. Les parcelles du jardin avaient été achetées par Albert-Kahn, un pacifiste, entre 1895 et 1910. C’est un « voyage végétal autour du monde et un aperçu à vocation pacifiste des grandes cultures horticoles. »
Fidèle à son intérêt pour la diversité des cultures, Kahn choisit un genre de jardin bien particulier au XIX e siècle : le jardin dit « de scènes ». L’ensemble paysager qu’il fait aménager se compose d’un jardin français complété par une roseraie et un verger, d’un jardin anglais, d’un marais suivi d’une prairie, d’une forêt bleue et d’une forêt dorée, d’un jardin japonais, et d’une forêt vosgienne enfin.
Inspirés par les principes de dialogue et de communication, constitués de modèles horticoles de différents pays, les jardins Kahn contribuent à son œuvre au même titre que ses diverses fondations.
Le jardin « mappemonde » avec des essences d’Europe, d’Amérique, d’Afrique, d’Océanie et d’Asie a été restauré en 1989-1990 grâce à l’étude des 2000 autochromes prises entre 1910 et 1950.Sept types de jardins composent l’ensemble: un jardin français et le verger-roseraie, un jardin anglais, une forêt vosgienne, une forêt dorée et la prairie, une forêt bleue et le marais, le village japonais et enfin, le jardin japonais contemporain.
En effet, non seulement le jardin vaut le détour, mais le musée conserve une grande collection d’autochromes et de photographies très complètes appelées « Les archives de la Planète« . Cette année une exposition Bretagne, voyager en couleurs, autochromes 1907-1929 y est présentée sur le voyage « ethnographique » en Bretagne au début du XXe siècle.
Avant que tout le monde ne s’affole, non, nous ne sommes pas ici pour prendre des vacances, mais bel et bien pour débuter une nouvelle vie. Cependant, on ne nous en voudra pas trop de prendre le temps de faire connaissance avec la ville, non ? Parce que si on ne se dévoue pas pour les vrais vacanciers qui viendront nous voir un jour, qui le fera ?
Alors pour le moment, on ne peut pas dire que nous connaissons toutes les adresses et recoins à faire, mais à la rigueur, il existe déjà des sites très riches en info sur internet.
Nous nous sommes donc laissés guidés – par nous même – dans le Vieux Montréal et plus particulièrement autour du Vieux-Port (non, pas de Bonne Mère ici, même si la Basilique Notre-Dame-de-Montréal est tout près).
On sent que c’est un quartier touristique, repérable aux nombreux magasins souvenirs, mais la balade sur les quais était super calme. C’était surtout l’occasion de faire connaissance avec le Saint-Laurent tout de même, même si on n’a pas poussé la balade plus loin, et que nous ne l’avons pas admiré dans toute sa largeur. Dans cette zone là, il n’est pas encore totalement gelé, et les bateaux brisent la glace facilement, j’ai hâte de le découvrir pris dans les glaces.

Pour le moment, l’impression générale des premiers jours est plutôt bonne, même très bonne pour nous. Il s’agit bien d’une ville nord-américaine avec son plan « hippodamien » : d’ailleurs, on a encore parfois du mal à se retrouver avec l’orientation, mais ça va venir. Déjà, un bon point, on a pris le coup de retenir les croisements des rues lorsqu’on doit aller quelque part et surtout, vérifier avant de s’engager dans quel sens vont les numéros, afin d’éviter de marcher trois ou quatre blocs avant de s’en rendre compte ! On progresse petit à petit et on commence à se repérer avec l’avenue Saint-Laurent qui sépare les rues Est/Ouest… Parce que se retrouver sur la rue Sainte-Catherine Ouest, alors qu’on devait aller sur Sainte-Catherine Est… bon au moins, on fait du sport !
Hier, grâce aux avertissements de Delph, nous savions que nous aurions légèrement plus froid. Effectivement, nous avons compris ce qu’est le facteur éolien : -16°C annoncés au thermomètre, mais avec 25km/h de vent, la température ressentie était de -26°C. Autant vous dire que nos petites joues ont vite compris le choc thermique, le tout accompagné de « poussière de diamant » dans l’air. Et comme nous avons bien marché dans le quartier Jean-Talon pour visiter les premiers appartements, nous sommes rentrés après trois heures de balade en nous disant que définitivement, nos manteaux ne feraient pas l’affaire. Alors, comme le Père Noël était passé en avance, nous nous sommes arrêtés pour trouver nos manteaux et cadeaux.
Au final, nous sommes équipés de supers manteaux bien isolants et chauds – un duvet pour Benoît et un synthétique isolant pour moi – et nous devrions pouvoir survivre à la rigueur des mois de janvier et février. Et pour couronner le tout, j’ai trouvé une tuque bien chaude et bien doublée en matière toute douce et confortable. Même mes joues seront désormais protégées, par contre, on oublie définitivement le brushing durant l’hiver !

Nous voilà prêts à vivre notre vie de pingouins, en attendant de découvrir les joies de Marche comme un pingouin les jours de verglas !
[© Delph pour l'inspiration du titre !]